HonkyLab Blog

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March 2012

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"Top départ", un webdoc pour la réédition du premier album de Rocé



Entretien avec Claria Debailly, responsable graphisme/montage du webdoc “Top départ. Rocé.”

1/ Comment êtes-vous arrivé au webdoc ? Qu’est-ce qui vous passionne professionnellement ?

Je suis actuellement en 4ème année à l’Ensad en Design graphique et Multimédia, après quelques années de fac de cinéma et de lettres. Ma vie professionnelle commence donc tout juste ! Je suis arrivée au webdoc un peu par hasard, au cours d’un exercice donné dans le cadre d’un cours de 3ème année, qui avait pour but de réaliser avec des élèves de photo-vidéo un webdoc sur le 13è arrondissement. Ayant à la fois une culture graphique et cinématographique, la forme présentait pour moi un intérêt énorme. J’ai donc commencé à m’intéresser plus en détails aux réalisations transmédia, avec des webdoc comme Gaza/Szderot, Prison Valley ou The Big Issue. Je suis extrêmement curieuse du développement grandissant des nouveaux médias et de l’utilisation des outils communautaires, mais je suis encore aussi très attachée au côté édition et typographique du graphisme. Il me semble qu’aujourd’hui la frontière entre le monde multimédia et le monde print commence enfin à devenir un peu plus perméable (je pense notamment à des projets comme ceux des Editions Volumiques), et je m’en réjouis !



2/ De quoi parle votre projet ?

Le but du webdoc Top Départ était de re-présenter cet album, à l’occasion de son anniversaire (10 ans). Il fallait trouver à la fois une manière de pouvoir écouter l’album en ligne, tout en y ajoutant un côté “historique” : interroger les personnes ayant travaillé sur l’album, et ceux qui ont eu une influence ou ont connu Rocé à travers cet album. La difficulté était que les vidéos qui documentent chaque morceau ne prennent pas le pas sur les morceaux eux-mêmes.



3/ Comment avez-vous conçu ce projet ? Comment est née l’idée de présenter l’album au format webdoc ?

Le projet est né de la volonté de Matthieu Couturier (Disque Primeur) de trouver une façon originale de documenter la re-sortie de cet album. Il a donc proposé ce projet à Arnaud Dressen (Honkytonk), qui nous a mis en contact, Matthieu, le réalisateur et moi. Je suis arrivée sur le projet un peu par hasard. Une amie réalisatrice avec qui j’avais déjà travaillé suivait le projet et savait que je m’intéressais à ce genre d’expériences et m’a donc contactée pour me proposer d’intervenir pour concevoir le graphisme de l’interface et l’intégration des vidéos. J’ai pris rdv avec Arnaud Dressen, qui m’a formé en quelques heures sur Klynt, puis j’ai rencontré les différents intervenants pour que nous nous mettions d’accord ensemble sur la mise en oeuvre du projet. Les vidéos étaient déjà presque toutes tournées, j’avais donc la possibilité de visualiser l’esthétique vidéo dans laquelle nous étions. Après quelques croquis et discussions, nous nous sommes rapidement mis d’accord sur le principe de fonctionnement du webdoc : il fallait pouvoir accéder à chaque piste en permanence, et regarder les vidéos propres à chaque piste dans un second temps. Le travail a été fait en 2 semaines et demi, par mails, avec envoi de maquettes préliminaires, pour ne pas trahir l’esthétique de l’album d’origine, tout en lui donnant un souffle nouveau. Pendant que je concevais les maquettes et l’architecture du webdoc, le réalisateur montait les vidéos de son côté et les intégrait sur Youtube pour que je puisse les intégrer à distance sur Klynt. Le fait de les intégrer via Youtube était un choix qui nous permettait de travailler à distance et de donner une meilleure visibilité au webdoc.



4/ Comment avez-vous travaillé sur le montage ?

Mon rôle a consisté essentiellement à savoir comment construire une architecture de séquences principales et de sous-séquences pour que le projet soit le plus simple et le plus clair possible. Ce qui a donné un résultat en forme de toile d’araignée: chacune des séquences principales devait être reliée aux 12 autres puis reliée à ses sous-parties… Pour clarifier la structure, je l’ai organisé sous forme de cercle, ce qui me permettait d’avoir une vision claire et de mettre en exergue les sous-parties. Même si c’est assez impressionnant à voir, ça n’était pas le plus long (entre 5h et 10h de travail), et le graphisme était aussi relativement facile à intégrer.

5/ Quelles retours avez-vous reçu de la part des lecteurs (spectateurs) ?

Je suis contente de voir que les spectateurs ne se perdent pas trop dans le webdoc, et ont une approche assez facile de son fonctionnement. Pour le moment les retours que j’ai eu son plutôt ceux de mes proches, qui trouvent ça assez original comme forme de diffusion, mais toute critique technique ou esthétique est la bienvenue !


6/ Pourquoi avoir choisi Klynt ?

Klynt est un logiciel extrêmement intuitif et simple au premier abord, ce qui le rend très agréable. Sa prise en main a été relativement simple car je connaissais déjà bien Flash, Final Cut et un peu d’After Effects. Le fait de visualiser l’architecture du webdoc est un grand plus, qu’il faudrait pouvoir réexploiter dans la navigation même du webdoc en ligne (d’autant que c’est assez chouette à voir). Je compte le réutiliser sous peu, et y intégrer d’autres médias comme du Flash par exemple, et voir un peu plus en profondeur les possibilités du logiciel.


7/ Un projet futur sur lequel vous aimeriez communiquer ?

Je compte réaliser une sorte de webdoc un peu expérimental dans les prochains mois à l’aide Klynt pour mon mémoire. Comme je parle de poésie, et en particulier de poésie numérique et que les supports sont extrêmement variés, il faut que je crée une structure qui permettent à la fois de “naviguer” dans le mémoire papier et dans les différents médias qui font la richesse de la poésie numérique actuelle. Je vous tiendrai au courant !

— propos recueillis par Damien Sueur.

Mar 27, 20122 notes
#clara #debailly #idocs #music #storytelling #webdoc #interview
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Mar 16, 20122 notes
#projects
Entretien avec le journaliste-photographe Jean Matthieu Gautier

1/ Comment êtes-vous arrivé au webdoc ? Qu’est-ce qui vous passionne professionnellement ?

Journaliste-photographe, je travaille principalement pour Enfants du Mékong Magazine, la publication de l’ONG du même nom. Je me sens avant tout « rapporteur de réel », et c’est pour cette raison que le webdoc, en tant que nouvel outils de création et, pour résumer, nouveau moyen de « raconter/rapporter du réel » m’a assez tôt intéressé.
Enfants du Mékong a une tradition de communication particulière, à la fois familiale, intimiste, avant-gardiste autant que faire se peut et surtout, anti-larmoyante et manichéenne. Ma mission en tant que journaliste pour le magazine édité par Enfants du Mékong est donc de rapporter des histoires vécues, de rendre compte de situations concrètes, sans jamais chercher à « faire pleurer mamie ».


2/ De quoi parle votre projet ?
Manila-Moneyla est une sorte de voyage à travers la Manille des mal-logés. La capitale des Philippines compte près de 20 millions d’habitants et attire quotidiennement des centaines de milliers de pauvres venus de toutes les provinces de l’archipel. Ils viennent s’installer à Manille pour fuir des conditions de travail moyenâgeuse ou des conditions climatiques désastreuses et meurtrières  comme l’a récemment rappelé le typhon Washi, en décembre, qui a fait plus de 1 200 morts… et parce qu’ils s’imaginent que leur vie y sera meilleure – un leurre, dans la plupart des cas.
Au fil de ce voyage, l’internaute est invité à s’interroger sur les conditions de vie des habitants des bidonvilles de Manille – des bidonvilles qui peuvent prendre des formes bizarres, comme le cimetière-bidonville de Navotas, à l’ouest de la ville, ou qui sont tout simplement menacés de destruction par les autorités, avec à la clé des solutions de relogements inadaptées. Le parcours des mal-logés de Manille suit malheureusement un cycle qui n’est pas difficile à retracer : ils vont de la campagne à la rue ; de la rue au bidonville ; du bidonville à d’éventuels sites de relogement à l’extérieur de Manille… et beaucoup recommencent le cycle à partir de ce point.
Au-delà de l’aspect documentaire qui consistait à rendre compte de cette situation bien spécifique, Manila-Moneyla permet également de présenter quelques-unes des solutions mises en place par Enfants du Mékong, non pas pour enrayer ce phénomène d’exode rural, mais tout simplement pour venir en aide aux victimes de ces situations.



3/ Comment avez-vous conçu ce projet ?
Il ne m’a pas été très difficile de convaincre la direction d’Enfants du Mékong. En tant qu’ONG basée en France, s’adressant principalement à des donateurs français, mais traitant de difficultés rencontrées par des populations localisées quant à elles en Asie du Sud-Est, il nous est souvent difficile de faire comprendre certaines situations, certains aspects de la vie des gens auprès de qui nous intervenons. Par son caractère immersif et interactif, le webdocumentaire apparait comme l’un des outils les plus efficaces pour arriver à cette compréhension. J’ai commencé à m’impliquer sur ce projet en décembre 2010 en suivant un flux de production dont je ne maîtrisais pas l’intégralité des tenants et aboutissements : écriture du scénario, prise de contact avec le terrain pour organiser le tournage, en février-mars, dérushage, début du montage… puis mise en ligne, en octobre, sur le site du magazine La Vie dans un premier temps, et depuis peu sur un mini-site conçu spécialement par Enfants du Mékong.


4/ Comment avez-vous travaillé sur le montage ?
Manila-Moneyla est un projet composé à 80% de photographies, animées ou non. La première étape consistait donc à réaliser un éditing cohérent et le plus sélectif possible. Ensuite est venue la phase de montage sonore – une petite découverte pour moi… agréable mais parfois éprouvante. Puis le montage interactif sur Klynt – pour lequel j’aurais à peu près le même commentaire, à quelques nuances près.




5/ Quelles retours avez-vous reçu de la part des lecteurs (spectateurs) ?
Les retours ont été très positifs au début, avec une moyenne de près de 9 minutes de temps passé sur le site et un taux de rebond de moins de 30% - je pense que nous avons bénéficié d’un petit effet sympathie sur les réseaux sociaux et de la part de différents blogs, ainsi que quelques retombées presse, notamment sur France Info, France 24, Le Monde.fr, Le Mouv’… Ainsi qu’une très belle critique sur Le blog documentaire. Et puis les choses se sont un peu tassées. Nous verrons pour la suite.


6/ Pourquoi avoir choisi Klynt ?
C’est d’abord le hasard qui m’a fait tomber sur Klynt. Et en y regardant de près, ce logiciel semblait offrir beaucoup d’avantages, à commencer par une réduction de coût – le budget dont je disposais n’était évidemment pas mirobolant, insuffisant en tout cas pour faire appel à une chaîne de production avec monteur, monteur interactif, flasheur, graphiste, designer sonore etc., – et surtout une certaine forme de liberté. Par ailleurs, la possibilité qu’il offrait de maîtriser un projet de bout en bout via son interface me semblait assez novatrice et comme le logiciel est relativement facile à appréhender… J’ajouterais que la caution « Honkytonk » était un gage de sérieux non négligeable. Bref, je n’ai pas eu beaucoup à hésiter et de fait, à l’usage, en dehors de certains petits couacs – la version de Klynt dont je disposais pour mon montage était une béta – les quelques semaines que j’ai passées avec Klynt m’ont convaincues de réitérer l’expérience pour mes projets à venir.


7/ Un projet futur sur lequel vous aimeriez communiquer ?
Je repars dans quelques jours au Cambodge pour y tourner – toujours pour Enfants du Mékong – un projet de webdocumentaire sur la jeunesse. Et le montage se fera avec Klynt ! Le storyboard est déjà en place dans l’interface, ainsi que la plupart des séquences avec leurs liens etc. Il n’y a plus qu’à intégrer les médias…

— propos recueillis par Damien pour le HonkyLab

Mar 15, 20121 note
#entretien #i-docs #interview #manila-moneyla #multimedia #storytelling #webdoc #people
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Mar 14, 20120 notes
#backstage #multimedia #workshop #interactive #films #movie #collective #doc
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Mar 07, 20126 notes
#storytelling #ideas
69th POYi: Multimedia Division: Long-Form Multimedia Documentary


Announcement and full list of winners on poyi.org and you can watch some of the winners below:

  • First Place: Alfonso Moral & Roser Corella’s “Machine Man”

  • Second Place: Brian J. Clark & Ross Taylor’s “A Chance in Hell”

  • Third Place: Maisie Crow, Jesse Dukes, Ted Genoways & Adam Brock’s “Half-Lives”

AWARD OF EXCELLENCE

  • Seamus Murphy & Media Storm’s “A Darkness Visible”

via interactivenarratives

Mar 01, 20125 notes
#poyi #multimedia #long-form journalism
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