HonkyLab Blog

Mar 29

Remembrance of Things to Understand, Webdocumentary Essay on Chris Marker’s Paths

Discover the project here and on the facebook page of the workshop

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English Version

Who are you?

We are a team from the University of Québec in Montréal that includes a professor in History and cinema theory (Viva Paci), three students from the master’s degree “Cinema and images in movements” (Menguizani Assih, Martin Bonnard, Charlotte Jutras-Marion) and a student from a research and creation’s master degree on experimental media (Radhanatha Gagnon).

We participated in the International Documentary Film Festival, Ambulante, in Mexico in the city of Puebla during the month of march 2013. We organized a workshop about documentary creation and webdocumentary forms, working around the figure of Chris Marker.

 

This is the first time a web documentary workshop is introduced to the Ambulante Festival, how did you get to organize and lead it?

We proposed this project to the festival; it was directly linked with the research themes and interests of professor Viva Paci, who leads a new research group on web documentary.

This kind of production being little known, the project seemed to be a good way to initiate people to the specific cinematographic language open by the web documentary form.

 

Why did you choose to work on Chris Maker’s filmography?

It was necessary to give a certain form to our project, with a theme, in order to have a coherent web documentary, and to give a background, documents to support the steps we created to lead the differents documentary issues. We chose to get inspiration from the retrospective presented by Ambulante’s festival on this cinema director and we benefitted from Profesor Viva Paci’s participation who is a Chris Marker’s cinematography specialist.

 

What were the participants profiles?

The majority of the workshop participants were in their 20’s and were already interested in cinematographic production. They were all aware of the artisanal making process of a movie and were even starting studies in this field. Curious about Chris Marker’s Works, the participants were enthusiastic about the idea to work with it in their own process of creation. They wanted to experiment the possibilities offered by this cinematographic medium.

 

How do you feel about these days of workshop? How was it? Did you succeed in doing what you wanted? How did the participants react to the workshop?

The workshop went on really well and we hope it would be followed by other ones. The priceless collaboration of the festival, particularly of the programmer, Mara Fortes, and of the Universidad de Las Americas de Puebla (UDLAP), helped us a lot and contributed  to the success of the workshop.

In spite of the difficulties linked to the language (the workshop was presented in english) we developped a beautiful energy within the group, based on mutual assistance.

 

Web documentary is not a very well known and produced format in Latin America, what do you think about its future in Mexico?

We do not have an overall vision of web documentary uses in Mexico, so we can’t answer precisely. But we would like to point out that Ambulante, in this 2013 edition, have been especially interested in the new documentary issues. A serie of meetings called “new digital narrative for documentary” and the existence of our workshop are proofs of this interest.

 

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The canadian and mexican team at the end of the workshop

 

Version française/québécoise

L’équipe

Une équipe de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), formée d’un professeur en histoire et théorie du cinéma (Viva Paci), de trois finissants de la maîtrise en « cinéma et images en mouvement » (Menguizani Assih, Martin Bonnard, Charlotte Jutras-Marion) et d’un finissant de la maîtrise en recherche-création en média expérimental (Radhanatha Gagnon), ont participé au Festival international de films documentaires, Ambulante, au Mexique, dans la ville de Puebla, au mois de mars 2013. Ils ont offert un atelier de recherche-création, à des étudiants de Puebla, sur Chris Marker, la création documentaire et les formes du webdocumentaire.

 

Le festival Ambulante est renommé et présente de nombreux documentaires du monde entier, mais on n’y avait pas encore vu quoi que ce soit sur le webdoc… Vous êtes un peu les pionniers avec ce workshop, comment s’est-il mis en place ?

Il s’agit d’un projet que nous avons proposé au festival en lien avec les intérêts de recherche actuels du professeur Viva Paci. Celle-ci est à la tête de la création d’un groupe de recherche sur le webdocumentaire.

Ce type de production étant encore peu connue, ce projet nous semblait être un bon moyen d’initier les participants au langage cinématographique que permet la production webdocumentaire.

 

Pourquoi ce choix d’un travail autour de Chris Marker ?

 Il était nécessaire de donner une certaine orientation à notre projet, un thème, afin que le webdocumentaire, résultat de l’atelier, présente une cohérence d’ensemble, et en même temps documente les étapes pédagogiques que nous avions conçues pour traiter des différentes démarches documentaires. Nous avons donc choisi de nous inspirer de la rétrospective programmée par le festival Ambulante sur le cinéaste, et de profiter de la participation du professeur Viva Paci au festival, en tant que spécialiste du cinéma de Chris Marker.

 

Quels étaient les profils des participants ? 

La majorité des participants de l’atelier était dans leur début vingtaine et possédait un intérêt évident pour la production cinématographique. Ils étaient tous déjà initiés aux processus de réalisation artisanal d’un film et certains étaient même aux débuts de leurs études dans ce domaine. Intrigués par les œuvres de Chris Marker, les participants étaient enthousiastes à l’idée de s’en inspirer dans leur propre processus de création. Ils avaient une volonté d’expérimenter les différentes possibilités qu’offre le médium cinématographique.

 

Quel est votre ressenti de ces quelques jours: l’accueil, le déroulé et le résultat ?

L’atelier s’est très bien déroulé et nous espérons qu’il en occasionnera d’autres semblables. La précieuse collaboration du festival, particulièrement de la programmatrice Mara Fortes et de l’Universidad de Las Americas de Puebla (UDLAP), a contribué à son succès en rendant notre tâche beaucoup plus facile. Malgré les difficultés liées à la langue (l’atelier était présenté en anglais), nous avons développé une belle énergie de groupe, basée sur l’entraide.

 

Le webdoc n’est pas encore développé en Amérique Latine, quelle est votre opinion quant à son futur, ici, au Mexique ?

Nous n’avons pas une vision d’ensemble des usages du webdocumentaire au Mexique, nous ne pouvons pas répondre précisément. Mais nous aimerions souligner que Ambulante, pour cette édition 2013 a porté un intérêt certain à la question de nouvelles présentations d’approches documentaires. Une série de rencontres intitulée « Nuevas narrativas digitales del documental », et la présence de notre atelier de recherche-création, en sont témoins.

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Un projet à découvrir ici et sur la page facebook du workshop

 

Une interview avec Charlotte Jutras-Marion et Viva Paci

Nov 30

Klynt: Introducing the HTML5 new release

Introducing Klynt new HTML5 release from Klynt on Vimeo.

(Lire la version française)

Since we launched our first public release last year, we have received numerous user requests for an HTML5 Player and more advanced editing features. Today, we are pleased to announce the upcoming release of Klynt v2 with the following improvements:

Public release (v2.0) now available
Pricing: Lite Edition 150€ +VAT / Pro Edition 500€ +VAT

FAQ

I already purchased Klynt v1. How much will it cost to get the new version?
- Klynt v2 will be available at a preferential price for Klynt v1 license owners (75€ for Lite Edition, 250€ for Pro Edition).

I have already published projects using Klynt v1. Can I import them in version 2 so I can publish in HTML5 to replace the current Flash player?
- Yes, Klynt v2 comes with a built-in tool to import your existing projects and easily publish them with the brand new HTML5 player.

» Any other question? Ask us on the support center
 » try the new release (v2.0)

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version française
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Depuis le lancement de la première version de Klynt, nous avons reçu de nombreuses demandes de la part de nos utilisateurs désireux de publier leurs projets en HTML5. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer la sortie imminente de la deuxième version de Klynt, qui inclut :

Version publique (v2.0) maintenant disponible
Tarifs : Édition Lite 150€ H.T. / Édition Pro 500€ H.T.

FAQ

J’ai déjà acheté la v1 de Klynt. Est-ce que je bénéficie d’un tarif préférentiel pour acquérir la v2 ?
- Oui, vous pouvez bénificier d’un tarif préférentiel acquérir la nouvelle Édition Lite v2 pour 75€ H.T. ou la Pro v2 pour 250€ H.T.

J’ai déjà publié des projets avec la v1. Est-ce que je peux importer ces projets avec la v2 et remplacer mon projet en Flash avec le nouveau player HTML5 ?
- Oui, la v2 comprend un outils d’import de vos anciens projets pour les ouvrir directement dans la v2 et les publier facilement avec le nouveau player HTML5.

» Obtenir des informations complémentaires
 » Essayer la version actuelle (v2.0)

Oct 12

“Racontez-moi la crise”, un webdoc complet pour comprendre la crise sur lecho.be


Interview avec Nicolas Becquet, journaliste à lecho.be, réalisateur du webdoc “Racontez-moi la crise”.

1) Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer comment vous en êtes arrivé au webdocumentaire ?

Je suis journaliste et webmaster éditorial de lecho.be, le site du quotidien économique belge L’Echo. J’ai fait des études de Lettres modernes à la Sorbonne puis un master de journalisme au Celsa Paris IV. Au terme de mes études en 2006, je suis venu m’installer à Bruxelles et j’ai passé trois années à Bel RTL comme reporter. Après une formation de développeur web, pendant un an, j’ai intégré le journal L’Echo.

Aujourd’hui, je suis en charge du site, du développement multimédia et de la déclinaison web de l’info. C’est dans ce cadre que je m’intéresse aux différentes formes de storytelling et donc au webdocumentaire.

2) De quoi parle votre projet et comment a-t-il été conçu ?

Le projet est né avec la volonté de marquer un temps d’arrêt pour analyser 5 années de crise(s), financière, économique… Le journal voulait publier une série d’articles sur de grandes thématiques (le système financier, l’euro…). Face à la complexité des sujets, à l’étendue de la période analysée et à la richesse des interlocuteurs interrogés, je me suis dit que c’était le sujet idéal pour une déclinaison webdocumentaire.

Mais je voulais absolument éviter de faire un copié-collé du contenu print en ligne. Nous avons donc réfléchi à une manière de raconter la crise dans une enveloppe à la fois pédagogique et interactive. En coordination avec Serge Quoidbach, en charge du projet print, nous avons imaginé une frise chronologique reprenant 12 grands événements qui « éclairent » la crise sous différents aspects. Nous avons soumis le concept et l’architecture au responsable du service infographie du journal qui a développé une interface graphique.

Le plus difficile a été de doser la personnalisation des contenus pour le projet web. Les journalistes « print » étant déjà très occupés, il fallait produire des contenus « à la marge », le moins chronophage possible. Ainsi, nous avons tourné des séquences vidéo en fin d’interview avec les interlocuteurs contactés pour les articles. De notre côté, au pôle multimédia, nous avons travaillé sur tous les autres contenus (graphiques interactifs, diaporamas sonores, infographies…).


3) Comment avez-vous travaillé sur le montage et le choix du découpage des séquences ?

L’objectif était de respecter les principes de base du webdocumentaire : immersion, contenu non-linéaire et liberté de navigation. L’internaute devait donc pouvoir choisir son mode de navigation, la durée de consultation et le type de contenu.

Le problème, c’est que notre approche des 5 années de crise est chronologique. Pour éviter l’écueil d’un récit interactif mais linéaire, j’ai imaginé trois types de navigation possibles:

4) Pourquoi avez-vous choisi Klynt ? 

Après un rapide comparatif des versions d’essai de plusieurs plateformes webdocumentaires, j’ai été séduit par l’approche sous formes d’arborescence et de timelines. La prise en main a été très rapide.

La plupart des outils et des plateformes rich média induisent des canevas très serrés, ce qui aboutit généralement à une uniformisation des productions. Avec Klynt, je me sens libre.

5) Quels retours avez-vous reçu des personnes ayant vu “5 ans de crise” ?

Ma plus grande satisfaction est venue des commentaires encourageants de personnes qui ne sont ni coutumières des sujets économiques ni des forcenées du web et de sa mécanique.

Je pense que le fossé ne cesse de se creuser entre des journalistes web et des développeurs toujours plus « initiés » et la « réalité d’usage » de l’internaute lambda. Il faut trouver un savant dosage et n’étant pas un expert des interfaces ou de l’ergonomie, le pari était plutôt risqué.

6) Y a t-il un futur projet sur lequel vous souhaiteriez communiquer ?

Le projet Racontez-moi la crise m’a beaucoup appris, tant en termes d’utilisation du logiciel que sur la construction du webdoc. J’ai sans-doute pêché par orgueil en voulant en faire trop (architecture, graphiques interactifs, sous-séquences « augmentées »…). Du coup, je pense qu’il faut revenir vers des projets plus simples mais plus réguliers, notamment pour le volet vidéo du site.

Lorsqu’on travaille pour un site d’actualité, il faut savoir trouver le juste équilibre entre les impératifs du « newsflow » et les projets à long terme.

Infos complémentaires :

Suivre le blog de Nicolas Becquet : nicolasbecquet.posterous.com

Sur Twitter : @NicolasBecquet

About.me/NicolasBecquet

Sep 24

Interview de Michele Bonechi, réalisateur du webdoc “Steve McCurry”

Vous pouvez voir le webdoc “Steve McCurry” ici
Here is the link to the iDoc

English version 

1/ Can you please present yourself? 

I am an emerging documentary filmmaker based in London, working with a network of international creatives and designers worldwide, as a director and producer . I was born in Italy and moved to the UK where I’ve been awarded an MA in Documentary Films at London College of Communications (Part of the University of Arts).

I work on commercial commissions and independent productions, with a deep interest in interviewing and a particular bent for the creative arts. I have recently produced a ten minute ‘touching’ documentary about the world renowned Magnum photographer Steve McCurry.

2/ Is it your first experience as a “webdocumentarist”?

Yes, I wanted to try to express an ‘Art exhibition’ with the form of  an interactive documentary; after looking at many software online I have decided to use Klynt for the first time.

3/ What is it about?

The documentary short brings together beautiful imagery of Steve’s photographic archive, presented at his current retrospective exhibition at the Macro Centre in Rome. This player features interviews, photos of the venue and photos of Steve McCurry. The order of the material follows the walk through the exhibition and the selected sections are presented on their own ‘map’ page called THE MACRO CENTRE - the journey.

Here, each section has a special interview with the photographer or the curator. It is possible by using hyperlinks to jump between the different sections. From here a click button directs you to the ‘Media Partners’ which features written text with info about sponsor and organisers and links to preferred destinations on their own sites. For example ‘search shop’. It is envisaged that more footage of other personalities will feature, giving insights and anecdotes, in the not too distant future.

4/ What is the goal of the project?

The goal of this project is to promote the current work of the photographer Steve McCurry and my work as an emerging documentary director.This collaboration will lead to the production of a feature documentary in 2013 about the life and travels of Steve McCurry. Various media partners are involved in the production of this new film, they are: Phaidon Press, Magnum Photos, Epson and Hasselblad.

5/ What were the narrative difficulties ? What solutions did you find?

My main challenge was to find a way to represent the space of the exhibition in Rome, as I wanted to give to the audience various insights. I have asked the studio of architecture and design ‘Novembre’, which curated the exhibition, to send me the renders of the gallery, and i then placed the image in Klynt as the main ‘Map’. My idea with Steve McCurry was to mirror the journey of the Photographer in the gallery space, surrounded by all of his photos. The narrative of the iDoc is moved by the action ‘Start the Journey..”  

6/ How did you learn how to use Klynt? Did you find it easy?

I have learned using by looking at the useful ‘support’ on the Klynt website. I found it easy to understand the basics of the software, I then tried to experiment with it. I really like the visualization of the Storyboard, which gives a strong way to create the story.

7/ What kind of feedback did you receive from the viewers?

The viewers received the interactive documentary well; our Media Partners found it very interesting to express their contribution and participation in the project by exploring the ‘Partners page’ in the iDoc.

8/ Have you got any other future projects in rich media?

I am looking to experiment more with iDocs in the near future; we will keep on updating the current iDoc while filming new interviews around the world.


Version française


1/ Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis un documentariste basé à Londres, qui collabore avec un réseau de créateurs et designers internationaux à travers le monde, en tant que réalisateur et producteur. Je suis né en Italie et ai déménagé au Royaume-Uni où j’ai obtenu une maîtrise en cinéma documentaire au London College of Communication (Filière de l’Université des Arts).

Je travaille sur des projets corporate et des productions indépendantes, avec un intérêt profond pour les interviews et un penchant particulier pour les arts créatifs. J’ai récemment publié un webdocumentaire de dix minutes sur le célèbre photographe de Magnum, Steve McCurry .

2/ Est-ce votre première expérience en tant que “webdocumentariste” ?

Oui, je voulais essayer de retracer une exposition artistique en prenant la forme d’un documentaire interactif, et après avoir regardé de nombreux logiciels de montage interactifs en ligne, j’ai décidé d’utiliser Klynt pour réaliser ce premier webdocumentaire.

3/ De quoi parle ce webdocumentaire ?

Le documentaire rassemble de belles images issues des archives photographiques de Steve, présentées lors de son exposition rétrospective, actuellement au Macro Center à Rome. Le spectateur dispose d’interviews, de photos de la salle et de photos de Steve McCurry. L’ordre des médias suit la promenade à travers l’exposition et les sections choisies sont présentées sur la page de leur propre «carte» appelé «THE MACRO CENTRE - the journey». Chaque section a une interview dédiée avec le photographe ou le commissaire d’exposition.

Il est possible en utilisant des liens hypertextes de passer entre les différentes sections. De là, un clic vous dirige vers les «partenaires médias», séquences qui disposent d’un texte avec des informations sur les commanditaires et les organisateurs, ainsi que des liens vers leurs sites. Il est bientôt prévu de rajouter des interviews d’autres personnalités racontant l’exposition de l’intérieur et des anecdotes.

4/ Quel est le but du projet ?

Le but de ce projet est de promouvoir le travail actuel du photographe Steve McCurry et mon travail en tant que réalisateur de documentaires. Cette collaboration va conduire à la production d’un long métrage documentaire en 2013 sur la vie et les voyages de Steve McCurry. Divers partenaires médias sont impliqués dans la production de ce nouveau film, tels que Phaidon Press, Magnum Photos, Epson et Hasselblad.

5/ Quelles étaient les difficultés narratives que vous avez rencontrées ? Quelles solutions avez-vous trouvées ?

Mon principal défi était de trouver une façon de représenter l’espace de l’exposition à Rome, que je voulais donner à voir de manière différente au spectateur. J’ai donc demandé à l’atelier d’architecture et de design ‘Novembre’, qui scénographiait l’exposition, de m’envoyer le plan de la galerie, puis j’ai placé l’image dans Klynt pour qu’elle fasse office de «carte».

Mon idée avec Steve McCurry était de refléter le voyage du photographe dans l’espace de la galerie, entouré de toutes ses photos. C’est pour cela que le récit démarre en cliquant sur le bouton «Démarrer le voyage»

6/ Comment avez-vous appris à vous servir de Klynt ?

 J’ai appris en consultant les différents tutoriaux et supports sur le site web de Klynt. J’ai trouvé qu’il était aisé de comprendre les bases, et j’ai ensuite essayé d’expérimenter directement avec le logiciel pour approfondir mes connaissances. J’aime vraiment la visualisation du storyboard, c’est un moyen très efficace pour construire une histoire.

7/ Quels retours avez-vous reçu de la part des spectateurs ?

Les spectateurs ont bien reçu le webdocumentaire; nos partenaires médias ont trouvé très intéressant d’exprimer leur contribution et leur participation au projet en figurant dans la page dédiée aux partenaires.

8/ Avez-vous des projets futurs en rich media ?

 J’aimerais continuer à expérimenter la forme webdocumentaire dans un avenir proche, et nous allons continuer à mettre à jour le webdocumentaire actuel en tournant de nouvelles interviews dans le monde entier.


Interview réalisée par Clara Debailly 

Jul 05

“There’s an opportunity now for a generation of BBC documentary that uses non-linear forms to throw light on the realities and challenges facing us now. Producing this work is part of the crucial project of re-inventing the BBC’s public service role in the participatory culture of the twenty-first century.” —

(Source: opendemocracy.net)

Apr 25

“The audience of a documentary film is the spectator of a sequence of images that follow each other without his control in a coherent space/time reality. Web documentaries use a model of exhibition, magazine, or map to organise their data in a perceived digital space and invite the audience to move through this data space and explore the documents. As a result, equivalents to temporal or continuity editing are almost absent in web documentaries. The audience proceeds through the material and retrieves information through participation in the digital space and through getting physically and cognitively engaged interacting with the interface.” —

“Web-documentaries made easy” A special report on Klynt by the British Journal of Photography.

(Source: bjp-online.com)

Mar 27

“Top départ”, un webdoc pour la réédition du premier album de Rocé



Entretien avec Claria Debailly, responsable graphisme/montage du webdoc “Top départ. Rocé.”

1/ Comment êtes-vous arrivé au webdoc ? Qu’est-ce qui vous passionne professionnellement ?

Je suis actuellement en 4ème année à l’Ensad en Design graphique et Multimédia, après quelques années de fac de cinéma et de lettres. Ma vie professionnelle commence donc tout juste ! Je suis arrivée au webdoc un peu par hasard, au cours d’un exercice donné dans le cadre d’un cours de 3ème année, qui avait pour but de réaliser avec des élèves de photo-vidéo un webdoc sur le 13è arrondissement. Ayant à la fois une culture graphique et cinématographique, la forme présentait pour moi un intérêt énorme. J’ai donc commencé à m’intéresser plus en détails aux réalisations transmédia, avec des webdoc comme Gaza/Szderot, Prison Valley ou The Big Issue. Je suis extrêmement curieuse du développement grandissant des nouveaux médias et de l’utilisation des outils communautaires, mais je suis encore aussi très attachée au côté édition et typographique du graphisme. Il me semble qu’aujourd’hui la frontière entre le monde multimédia et le monde print commence enfin à devenir un peu plus perméable (je pense notamment à des projets comme ceux des Editions Volumiques), et je m’en réjouis !



2/ De quoi parle votre projet ?

Le but du webdoc Top Départ était de re-présenter cet album, à l’occasion de son anniversaire (10 ans). Il fallait trouver à la fois une manière de pouvoir écouter l’album en ligne, tout en y ajoutant un côté “historique” : interroger les personnes ayant travaillé sur l’album, et ceux qui ont eu une influence ou ont connu Rocé à travers cet album. La difficulté était que les vidéos qui documentent chaque morceau ne prennent pas le pas sur les morceaux eux-mêmes.



3/ Comment avez-vous conçu ce projet ? Comment est née l’idée de présenter l’album au format webdoc ?

Le projet est né de la volonté de Matthieu Couturier (Disque Primeur) de trouver une façon originale de documenter la re-sortie de cet album. Il a donc proposé ce projet à Arnaud Dressen (Honkytonk), qui nous a mis en contact, Matthieu, le réalisateur et moi. Je suis arrivée sur le projet un peu par hasard. Une amie réalisatrice avec qui j’avais déjà travaillé suivait le projet et savait que je m’intéressais à ce genre d’expériences et m’a donc contactée pour me proposer d’intervenir pour concevoir le graphisme de l’interface et l’intégration des vidéos. J’ai pris rdv avec Arnaud Dressen, qui m’a formé en quelques heures sur Klynt, puis j’ai rencontré les différents intervenants pour que nous nous mettions d’accord ensemble sur la mise en oeuvre du projet. Les vidéos étaient déjà presque toutes tournées, j’avais donc la possibilité de visualiser l’esthétique vidéo dans laquelle nous étions. Après quelques croquis et discussions, nous nous sommes rapidement mis d’accord sur le principe de fonctionnement du webdoc : il fallait pouvoir accéder à chaque piste en permanence, et regarder les vidéos propres à chaque piste dans un second temps. Le travail a été fait en 2 semaines et demi, par mails, avec envoi de maquettes préliminaires, pour ne pas trahir l’esthétique de l’album d’origine, tout en lui donnant un souffle nouveau. Pendant que je concevais les maquettes et l’architecture du webdoc, le réalisateur montait les vidéos de son côté et les intégrait sur Youtube pour que je puisse les intégrer à distance sur Klynt. Le fait de les intégrer via Youtube était un choix qui nous permettait de travailler à distance et de donner une meilleure visibilité au webdoc.



4/ Comment avez-vous travaillé sur le montage ?

Mon rôle a consisté essentiellement à savoir comment construire une architecture de séquences principales et de sous-séquences pour que le projet soit le plus simple et le plus clair possible. Ce qui a donné un résultat en forme de toile d’araignée: chacune des séquences principales devait être reliée aux 12 autres puis reliée à ses sous-parties… Pour clarifier la structure, je l’ai organisé sous forme de cercle, ce qui me permettait d’avoir une vision claire et de mettre en exergue les sous-parties. Même si c’est assez impressionnant à voir, ça n’était pas le plus long (entre 5h et 10h de travail), et le graphisme était aussi relativement facile à intégrer.

5/ Quelles retours avez-vous reçu de la part des lecteurs (spectateurs) ?

Je suis contente de voir que les spectateurs ne se perdent pas trop dans le webdoc, et ont une approche assez facile de son fonctionnement. Pour le moment les retours que j’ai eu son plutôt ceux de mes proches, qui trouvent ça assez original comme forme de diffusion, mais toute critique technique ou esthétique est la bienvenue !


6/ Pourquoi avoir choisi Klynt ?

Klynt est un logiciel extrêmement intuitif et simple au premier abord, ce qui le rend très agréable. Sa prise en main a été relativement simple car je connaissais déjà bien Flash, Final Cut et un peu d’After Effects. Le fait de visualiser l’architecture du webdoc est un grand plus, qu’il faudrait pouvoir réexploiter dans la navigation même du webdoc en ligne (d’autant que c’est assez chouette à voir). Je compte le réutiliser sous peu, et y intégrer d’autres médias comme du Flash par exemple, et voir un peu plus en profondeur les possibilités du logiciel.


7/ Un projet futur sur lequel vous aimeriez communiquer ?

Je compte réaliser une sorte de webdoc un peu expérimental dans les prochains mois à l’aide Klynt pour mon mémoire. Comme je parle de poésie, et en particulier de poésie numérique et que les supports sont extrêmement variés, il faut que je crée une structure qui permettent à la fois de “naviguer” dans le mémoire papier et dans les différents médias qui font la richesse de la poésie numérique actuelle. Je vous tiendrai au courant !

— propos recueillis par Damien Sueur.

Mar 16

[video]

Mar 15

Entretien avec le journaliste-photographe Jean Matthieu Gautier

1/ Comment êtes-vous arrivé au webdoc ? Qu’est-ce qui vous passionne professionnellement ?

Journaliste-photographe, je travaille principalement pour Enfants du Mékong Magazine, la publication de l’ONG du même nom. Je me sens avant tout « rapporteur de réel », et c’est pour cette raison que le webdoc, en tant que nouvel outils de création et, pour résumer, nouveau moyen de « raconter/rapporter du réel » m’a assez tôt intéressé.
Enfants du Mékong a une tradition de communication particulière, à la fois familiale, intimiste, avant-gardiste autant que faire se peut et surtout, anti-larmoyante et manichéenne. Ma mission en tant que journaliste pour le magazine édité par Enfants du Mékong est donc de rapporter des histoires vécues, de rendre compte de situations concrètes, sans jamais chercher à « faire pleurer mamie ».


2/ De quoi parle votre projet ?
Manila-Moneyla est une sorte de voyage à travers la Manille des mal-logés. La capitale des Philippines compte près de 20 millions d’habitants et attire quotidiennement des centaines de milliers de pauvres venus de toutes les provinces de l’archipel. Ils viennent s’installer à Manille pour fuir des conditions de travail moyenâgeuse ou des conditions climatiques désastreuses et meurtrières  comme l’a récemment rappelé le typhon Washi, en décembre, qui a fait plus de 1 200 morts… et parce qu’ils s’imaginent que leur vie y sera meilleure – un leurre, dans la plupart des cas.
Au fil de ce voyage, l’internaute est invité à s’interroger sur les conditions de vie des habitants des bidonvilles de Manille – des bidonvilles qui peuvent prendre des formes bizarres, comme le cimetière-bidonville de Navotas, à l’ouest de la ville, ou qui sont tout simplement menacés de destruction par les autorités, avec à la clé des solutions de relogements inadaptées. Le parcours des mal-logés de Manille suit malheureusement un cycle qui n’est pas difficile à retracer : ils vont de la campagne à la rue ; de la rue au bidonville ; du bidonville à d’éventuels sites de relogement à l’extérieur de Manille… et beaucoup recommencent le cycle à partir de ce point.
Au-delà de l’aspect documentaire qui consistait à rendre compte de cette situation bien spécifique, Manila-Moneyla permet également de présenter quelques-unes des solutions mises en place par Enfants du Mékong, non pas pour enrayer ce phénomène d’exode rural, mais tout simplement pour venir en aide aux victimes de ces situations.



3/ Comment avez-vous conçu ce projet ?
Il ne m’a pas été très difficile de convaincre la direction d’Enfants du Mékong. En tant qu’ONG basée en France, s’adressant principalement à des donateurs français, mais traitant de difficultés rencontrées par des populations localisées quant à elles en Asie du Sud-Est, il nous est souvent difficile de faire comprendre certaines situations, certains aspects de la vie des gens auprès de qui nous intervenons. Par son caractère immersif et interactif, le webdocumentaire apparait comme l’un des outils les plus efficaces pour arriver à cette compréhension. J’ai commencé à m’impliquer sur ce projet en décembre 2010 en suivant un flux de production dont je ne maîtrisais pas l’intégralité des tenants et aboutissements : écriture du scénario, prise de contact avec le terrain pour organiser le tournage, en février-mars, dérushage, début du montage… puis mise en ligne, en octobre, sur le site du magazine La Vie dans un premier temps, et depuis peu sur un mini-site conçu spécialement par Enfants du Mékong.


4/ Comment avez-vous travaillé sur le montage ?
Manila-Moneyla est un projet composé à 80% de photographies, animées ou non. La première étape consistait donc à réaliser un éditing cohérent et le plus sélectif possible. Ensuite est venue la phase de montage sonore – une petite découverte pour moi… agréable mais parfois éprouvante. Puis le montage interactif sur Klynt – pour lequel j’aurais à peu près le même commentaire, à quelques nuances près.




5/ Quelles retours avez-vous reçu de la part des lecteurs (spectateurs) ?
Les retours ont été très positifs au début, avec une moyenne de près de 9 minutes de temps passé sur le site et un taux de rebond de moins de 30% - je pense que nous avons bénéficié d’un petit effet sympathie sur les réseaux sociaux et de la part de différents blogs, ainsi que quelques retombées presse, notamment sur France Info, France 24, Le Monde.fr, Le Mouv’… Ainsi qu’une très belle critique sur Le blog documentaire. Et puis les choses se sont un peu tassées. Nous verrons pour la suite.


6/ Pourquoi avoir choisi Klynt ?
C’est d’abord le hasard qui m’a fait tomber sur Klynt. Et en y regardant de près, ce logiciel semblait offrir beaucoup d’avantages, à commencer par une réduction de coût – le budget dont je disposais n’était évidemment pas mirobolant, insuffisant en tout cas pour faire appel à une chaîne de production avec monteur, monteur interactif, flasheur, graphiste, designer sonore etc., – et surtout une certaine forme de liberté. Par ailleurs, la possibilité qu’il offrait de maîtriser un projet de bout en bout via son interface me semblait assez novatrice et comme le logiciel est relativement facile à appréhender… J’ajouterais que la caution « Honkytonk » était un gage de sérieux non négligeable. Bref, je n’ai pas eu beaucoup à hésiter et de fait, à l’usage, en dehors de certains petits couacs – la version de Klynt dont je disposais pour mon montage était une béta – les quelques semaines que j’ai passées avec Klynt m’ont convaincues de réitérer l’expérience pour mes projets à venir.


7/ Un projet futur sur lequel vous aimeriez communiquer ?
Je repars dans quelques jours au Cambodge pour y tourner – toujours pour Enfants du Mékong – un projet de webdocumentaire sur la jeunesse. Et le montage se fera avec Klynt ! Le storyboard est déjà en place dans l’interface, ainsi que la plupart des séquences avec leurs liens etc. Il n’y a plus qu’à intégrer les médias…

— propos recueillis par Damien pour le HonkyLab

Mar 14

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